Côte d’Ivoire : le festival Dipri, un retour aux racines dans le pays Abidji

Le village de Yaobou, situé dans le sud de la Côte d'Ivoire, célèbre chaque année le festival mystique du Dipri, qui se tient après la fête chrétienne de Pâques. Cet événement traditionnel est une occasion pour les habitants de se plonger dans la culture Abidji et de renforcer leur identité culturelle.

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Selon les croyances locales, le festival Dipri permet aux participants de s’initier à la culture Abidji. Les rituels, qui comprennent notamment des gestes symboliques tels que se couper avec des couteaux, sont considérés comme des sources de force et ne sont pas en contradiction avec les croyances chrétiennes des habitants.

Cette année, Koffi N’guessan a été désigné comme l’initiateur principal du festival. Il explique que ce rôle est transmis de génération en génération au sein des familles. N’guessan lui-même affirme avoir survécu à deux attaques à Abidjan grâce au pouvoir qu’il a acquis lors du festival Dipri.

Pendant le festival, les représentants des différentes familles démontrent leur puissance en se blessant symboliquement avec des armes improvisées. Cette démonstration de force est considérée comme un moyen de protection contre les dangers extérieurs.

Cependant, malgré son importance culturelle pour la communauté locale, le festival Dipri est parfois mal perçu par ceux qui pratiquent le christianisme dans la région. N’guessan souligne qu’il n’est pas opposé à la pratique religieuse, mais qu’il souhaite préserver les traditions culturelles qui font partie intégrante de l’identité des Abidji.

Le père Marius Hervé, un prêtre catholique né et élevé à Yaobou, soutient également l’importance du festival Dipri. Il estime que les croyances traditionnelles africaines ne sont pas incompatibles avec la foi chrétienne et encourage les habitants à conserver leurs traditions tout en pratiquant leur religion.

Le festival Dipri, qui a lieu chaque année après Pâques, est un moment important pour la communauté de Yaobou. Il permet de renforcer les liens culturels et de perpétuer les traditions ancestrales dans un monde en constante évolution.

SOURCE : africanews

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