Le Burkina et la Côte d’Ivoire pour un « nouveau départ » dans leurs relations

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Les ministres burkinabè et ivoirien de la Défense se sont rencontrés vendredi à la frontière entre les deux pays, souhaitant un « nouveau départ » dans leurs relations marquées par des tensions ces derniers mois, a-t-on appris de sources officielles.

Les deux ministres, Téné Birahima Ouattara pour la Côte d’Ivoire et le général Kassoum Coulibaly pour le Burkina Faso, se sont retrouvés à Niangologo, localité burkinabè proche de la frontière ivoirienne.

« Je peux vous rassurer que cette réunion de Niangologo donnera un nouveau départ dans les relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. On ne peut que se féliciter pour ce qui vient de se passer ce jour », a déclaré M. Ouattara dans une vidéo transmise aux médias des deux pays par des canaux officiels.

Le général Coulibaly a dit lui aussi espérer « un nouveau départ dans le cadre du raffermissement des relations entre (les) deux pays, pour lutter efficacement contre le terrorisme dans (leurs) sous-régions et les différents trafics qui ont lieu à la frontière entre (les) deux pays ».

Il a par ailleurs salué cette rencontre tenue à l’initiative de la partie ivoirienne, un « geste qui matérialise une fois de plus la fraternité, et les liens séculaires qui existent entre (les) deux pays ».

Depuis plusieurs mois les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina – dirigé par un régime militaire issu de deux coups d’Etat en 2022 et confronté à la violence de groupes jihadistes – ont été émaillées d’incidents.

Fin mars, un soldat burkinabè et un supplétif civil de l’armée ont été arrêtés dans le nord de la Côte d’Ivoire. Le 19 septembre 2023, ce sont deux gendarmes ivoiriens qui avaient, eux, été

interpellés en territoire burkinabè, alors qu’ils se trouvaient sur un site d’orpaillage clandestin.

Des négociations sont en cours pour leur libération.

En mars 2023, trois policiers ivoiriens avaient été interpellés au Burkina Faso, avant d’être rapidement libérés.

Les deux pays ont mené des négociations sur la délimitation des quelque 600 kilomètres de frontière qui les séparent, compliquée à établir car elle n’est pas matérialisée.

Cette situation pourrait expliquer ces différentes arrestations dans les zones proches de leur frontière.

ab/stb/jg/ abidjan.net

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