Côte d’Ivoire /Amélioration des conditions de vie et de travail : Le gouvernement confirme sa volonté d’agir en faveur des travailleurs

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La célébration de la fête du Travail, le 1er mai 2024, offrira comme chaque année, l’occasion aux partenaires sociaux de jeter un regard sur la situation des travailleurs et leurs différentes revendications. En Côte d’Ivoire, il y a eu des acquis et des avancées pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.
Sur le front social en Côte d’Ivoire, l’accalmie se poursuit. Après la signature d’une deuxième trêve sociale et la promulgation du nouveau statut de la Fonction publique, le gouvernement continue de montrer ses bonnes dispositions à l’égard des travailleurs. Pour les centrales syndicales, le nouveau statut sera « le ciment de la paix sociale » selon les mots de leur porte-parole, Mamadou Soro, lors de la cérémonie de présentation de ce texte de référence.
En effet, le nouveau statut général de la Fonction publique s’inscrit dans le prolongement de la trêve sociale signée le 08 août 2022, après celle de 2017. Ces deux trêves sociales ont permis d’obtenir des performances économiques et sociales. Pour le gouvernement, « les acquis de la trêve se sont traduits par des avantages en faveur des agents du secteur public comme aux salariés du secteur privé, salués par tous et considérés, à ce jour, comme inédits ». On peut rappeler entre autres, l’extension du bénéfice de l’indemnité contributive au logement à l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’État qui n’en bénéficiaient pas ; la revalorisation de 20 000 FCFA/mois, de l’indemnité contributive au logement pour l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’État; la revalorisation de l’indemnité mensuelle de transport restée inchangée depuis 2008 ; la revalorisation, la première depuis 1960, de l’allocation familiale qui passe de 2 500 FCFA à 7 500 FCFA par mois et par enfant pour tous les fonctionnaires et agents de l’État ainsi que pour les retraités du secteur public ; l’instauration d’une prime exceptionnelle annuelle, payable chaque début du mois de janvier, à tous les fonctionnaires et agents de l’Etat et représentant 33%, c’est à dire le tiers, du salaire mensuel indiciaire de base du mois de décembre précédent.
La ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, Anne Désirée Ouloto, a souligné que « la promulgation de cette nouvelle loi reste la parfaite expression de la volonté affirmée du gouvernement d’agir avec conscience à améliorer le cadre général de vie et de travail des fonctionnaires en leur assurant l’épanouissement personnel et professionnel ».
Ainsi, ce document marque une étape. C’est un acquis important qu’il convient de rappeler à la veille de la prochaine fête du Travail.
Il présente de nombreux avantages tels que le réaménagement de la mobilité professionnelle autorisant le fonctionnaire à changer d’emploi en vue d’accéder aux emplois d’une autre famille d’emplois et la possibilité désormais pour le fonctionnaire de bénéficier de promotion par l’acquisition de nouveaux diplômes au cours de sa carrière professionnelle.
En assurant un mieux-être aux fonctionnaires, le gouvernement jette aussi un regard sur les conditions des travailleurs du privé. La revalorisation du Smig qui est passé de 60 000 à 75 000 FCFA entre dans cette logique. Le gouvernement a aussi décidé de protéger cette catégorie de travailleurs. Le 13 mars 2024, il a adopté un nouveau dispositif contre le licenciement collectif pour motif économique en application de la loi du 20 juillet 2015 portant code du travail. Ce texte fixe les conditions et les procédures du licenciement collectif pour motif économique. Il détermine ainsi les pièces exigées et les procédures de saisine des instances compétentes selon les motifs prévus et pouvant être invoqués par les employeurs.
L’objectif étant de protéger les employés, assurer la sécurité de l’emploi mais aussi garantir la santé et la sécurité de ces employés.
Pour ce faire, un autre décret a été pris pour le fonctionnement du comité technique consultatif qui est une instance de dialogue social chargée d’émettre des avis sur toutes les questions relatives à la santé et à la sécurité des travailleurs.
Ainsi avec ces actions, l’engagement du gouvernement reste intact pour une amélioration des conditions de vie et de travail de tous les travailleurs des secteurs public et privé de Côte d’Ivoire.
CICG
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