Ghana: La mise en œuvre de la loi anti-LGBTQ+ pourrait potentiellement priver l’État de 4 milliards de dollars(gouvernement)

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Une semaine après son adoption à la quasi-unanimité par le parlement du Ghana, la loi récente visant les LGBTQ+ n’a toujours pas été promulguée par le président. En attendant la signature, le ministre des Finances a, dans un communiqué publié lundi 4 mars, alerté sur les conséquences économiques d’une telle loi : selon lui, le Ghana pourrait se voir privé de toute une manne de financements internationaux, une perte qui pourrait se chiffrer à 3,8 milliards de dollars.

La raison principale : l’approbation de la loi LGBT+ mettrait en péril les financements de la Banque mondiale, en cours ou à venir, selon lui.

Le conséquent trou béant dans le budget de l’État aurait des répercussions multiples, notamment vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) : en 2023, le Ghana a obtenu du FMI un financement  à hauteur de 3 milliards de dollars, étalé sur trois ans. Les prochains versements de cette aide risquent d’être compliqués à obtenir sans les fonds de la Banque mondiale, prévient le ministre.

Recommandations du ministre des Finances : avant d’approuver la loi anti-LGBTQ+, le Ghana doit consolider sa propre économie, voire développer des partenariats avec des États « plus conservateurs » comme la Chine ou des pays arabes, conclut-il.

RFI

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